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SANS ÂME NI CONSCIENCE…

Je donne de la main droite et je reprends de la gauche
Lundi, 23 janvier 2017

par Claude-Alain Kleiner, chroniqueur.

Môtiers (SUI), le 23 janvier 2017 : C’est au prix d’un sournois marchandage que les associations professionnelles du corps enseignant ont mis un terme au large mouvement de mécontentement des dernières semaines de l’année 2016. Après des mois d’actions diverses et plusieurs débrayages pleinement justifiés, les responsables syndicaux se sont laissés appâter par quelques « croquettes » concoctées par le département de l’éducation et de la famille. Parmi elles, une période de décharge pour « maîtrise de classe » dont les généralistes se demandent que faire, eux qui consacrent, chaque semaine, nombre d’heures à la « gestion » administrative de leur classe, à de multiples séances « de réseau » inhérentes à leurs élèves et à nombre d’autres obligations incontournables.

Ce que les autorités cantonales n’ont jamais dit, ou alors uniquement à l’occasion de contacts secrets avec les responsables des associations professionnelles, c’est que, pendant ce même temps, elles préparaient un train de mesures – sacrifices serait plus exact- à hauteur de six millions de francs…

Là où le bât blesse – doux euphémisme – c’est qu’il s’agit dès lors de faire des économies sur le dos des élèves, en sacrifiant une période hebdomadaire sur quatre degrés de la scolarité, afin de compenser l’octroi de cette décharge ! Pour faire passer la pilule, on invite les syndicats à la table des discussions afin de décider de la discipline concernée ! Il est question du français. On évite le pire et fond sur la formation générale ! De toute manière, une  véritable honte…

Cependant, le pire était à venir ! Dès lors que l’on a diminué la grille-horaire de l’élève d’une période, on ne sait plus très bien à quel moment les enseignants vont prendre leur période de décharge hebdomadaire, dans ces degrés-là ! Car, il faut bien respecter l’application des horaires-blocs, autre hérésie à laquelle l’école a cru bon de souscrire. Bref, à dire vrai, c’est un vaste bourbier et pour en sortir, on prie, une fois encore, les associations professionnelles de partir en quête de solutions !

Tout cela est un peu « technique » certes… Quand on pratique le jeu de se tenir par la barbichette, c’est sans doute ce qui arrive.

Mais c’est surtout sans âme ni conscience ! Davantage encore, sans vision aucune ! Et dire que, avec l’école, on parle d’une mission régalienne de l’Etat. cak

Type d'article: 
Famille - Formation - Education (société)