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A L 'ANNEE PROCHAINE PEUT-ETRE!

Retour sur les Mérites sportifs neuchâtelois 2015.
Mercredi, 13 janvier 2016

Boudevilliers (SUI), le 13 janvier 2015 : Le 17 décembre, sur le coup de 18h30, le Tout Neuchâtel du sport avait rendez-vous avec les lauréats de ses mérites sportifs 2015. Pour l’occasion, la salle Cort’Agora de Cortaillod s’était mise sur son 31 pour y recevoir les quelques 240 invités à cette soirée de gala. ​Dress code oblige, les deux hémisphères du sport se croisent et s'assemblent. Côté cour, black tie et petit doigt sur la couture; côté jardin, tenue de ville et le jus de fruit.

Le Canton, ses autorités politiques, sportives, les milieux sportifs, les médias, le public, témoignent  depuis 10 ans leur reconnaissance à l’endroit de leurs sportifs les plus méritants. Du plus modeste, souffrant le martyr dans un sport peu ou pas médiatisé, aux plus célèbres, habitués des projecteurs et rompus au protocole des remises de trophées. Ce 17 décembre, les lauréats de la volée 2015 ont eu la juste reconnaissance de leurs efforts, de leurs renoncements, de leurs choix. Oui, choisir son sport, sa passion, c’est renoncer à d’autres saveurs, à d’autres loisirs, ou pire à d’autres études.

Bravo et merci de l’impact positive que vos résultats ne manqueront pas de rejaillir sur l’image de notre Canton.

La dernière qui sonne ?

Ce rendez-vous des mérites sportifs de 2015 s’est conclu toutefois sur un point d’interrogation qui en a laissé plus d’un la patte en l’air, en proie à une vague d’incertitudes, quant à la vision et au développement du sport dans notre canton dans les années à venir.

Un dixième anniversaire célébré certes avec faste, mais qui pourrait être le dernier, si l’on en croit la petite phrase lâchée en ouverture de soirée, par Patricia Gacond, la Cheffe d’un Service cantonal des Sports, appelé semble-t-il à disparaître à court, voire moyen terme. L’information plombe quelque peu l’atmosphère et ne laisse que peu d'options au Conseiller d’Etat Alain Ribaux, prochain orateur, qui se fend d’un commentaire rédigé sur un coin de table. Oui, restructuration il y aura, ressources financières et nouvelles orientations obligent.

Le magistrat promet d’éviter une tempête et de répandre une légère brise sur le paysage sportif neuchâtelois dans les mois et années à venir. Une petite bise roborative et pas le coup de Joran dévastateur. On veut le croire et on le comprend, dans le contexte budgétaire connu et des coupes qui s’imposent à l’Etat et à ses administrés. Au Château, tout le monde se serre la ceinture. Sportifs compris. Les stratèges tracent une, des feuilles de route, rédigent des scénarios, projettent des réformes dans le temps. Ont-ils pris en compte tous les éléments qui entourent le sport dans toute sa diversité et ses effets sur la santé physique et psychique des neuchâtelois, de l’impact financier sur le coût de la santé, du dégât d’image dans les médias, l’opinion ? Pas sûr.

On ne dépense pas d’argent dans le sport, on y investit.

Mérites sportifs 2015: Le Prix "Coup de Cœur" de l'ANPS!

Pauline Brunner reçoit une œuvre d'art de l'artiste neuchâtelois Roland Colliard, des mains du Président de l'Association Neuchâteloise de la Presse Sportive, Claude Roulet.

Balle dans le pied ?

On le sait, les ressources de la République ne sont pas sans limites. Aussi, faut-il composer avec les priorités : santé, éducation, sécurité. Au Château, les baronnies défendent leurs acquis becs et ongles, c’est connu. Pour les sportifs, manquerait-on de bons avocats ? Le sport est santé. Il est éducation. Il est aussi sécurité pour une jeunesse sans projets. Il est aussi une manne, sur laquelle nos élus devraient se pencher, en termes de développement, d’événements et leurs retombées socio-économiques, médiatiques.

Une piste.

Lausanne avec la MSI, la Maison du Sport International, abrite la plupart des fédérations internationales de sport. Un des locataires, Sportaccord, (ndlr : née sur les cendres de feu l’AGFIS (Assemblée Générale des Fédérations Internationales de Sport, créée en 1967 et dont le neuchâtelois Luc Niggli sera l’administrateur (1979 – 1984), puis Secrétaire général de 1984 jusqu'à son décès en 1993) est une association composée des fédérations et organisations sportives, plus d’une centaine, olympiques ou non, dont l’activité consiste essentiellement à promouvoir le sport, à renforcer la position des membres dans leurs disciplines respectives, de leur assurer le maximum de visibilité, de créer des synergies entre elles.

 

Neuchâtel n'est pas Lausanne, c'est un eévidence. Le schéma pourrait toutefois être transposé en terre neuchâteloise, en imaginant une organisation des sports, dont l’architecture s’inspirerait du modèle Sportaccord, en dotant notre Canton d’une sorte de Convention cantonale des sports, un office chargé de la gestion des installations, du calendrier sportif et de la défense des intérêts du sport, dans la mouvance politique, économique et médiatique que connaît le monde que nous traversons aujourd’hui. Une telle structure, sous l’autorité des élus de l’Exécutif, donc du Souverain, présenterait l’avantage de concentrer toutes les décisions dans une même main et de déléguer l’opérationnel à celles et ceux qui sont l’âme et le sang du sport et qui le font vivre, soit les clubs, les associations, leurs actifs et leurs membres volontaires.

Et pourquoi pas...

Ce même Sportaccord organise chaque année la plus grande messe que connaît le monde sportif, rassemblant au même endroit tout ce que la planète compte de dirigeants, officiels, sponsors, télévisions, organisateurs. Oui, organisateurs ! En 2016, la  messe aura lieu du 17 au 22 avril au Swiss Tech Convention Center de l'EPFL à Lausanne / Dorigny.

Des pays, des villes, des régions, des départements, cantons poussent le portillon de Sportaccord pour y rencontrer les délégués des fédérations sportives et leurs catalogues d’événements sous le bras. Oui un marché du sport. Un "Basle World" des événements sportifs que ces mêmes pays, villes, régions, départements, cantons courtisent, avec en tête les retombées économiques, médiatiques substantielles, les émotions qui vont avec et qui motivent les contribuables. Ce n’est pas la Ville de Berne avec l'étape du Tour 2016, le 18 juillet, qui nous dira le contraire.

Un stand "Pays de Neuchâtel" à Sportaccord?

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Type d'article: 
Culture - Politique - Loisirs (société)