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APRÈS LE MENU, LE RAPPORT !

La Commission du CIO en réunion à Lausanne
Mardi, 06 décembre 2016

Boudevilliers (SUI), le 6 décembre 2016 : Du 6 au 8 décembre, le Comité International Olympique (CIO) réunit sa Commission exécutive (CE) à  Lausanne. Au menu, les rapports sur les récents JO de Rio de Janeiro (BRA), sur les prochains à Tokyo (JPN) en 2020, ou ceux d’hiver 2018 à Pyeongchang (KOR), ou encore de 2022 à Pékin (CHN) occuperont, avec l’éthique sportive et la gouvernance, la plupart des pages des procès-verbaux, au soir du 8 décembre.

Mais à l’aube du 9 décembre, les regards de toute la Commission seront tournés vers la Blanche Albion et sa capitale Londres, où l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) et sa Commission indépendante présidée par Dick Pound (CAN) délivrera aux médias la seconde partie du rapport rédigé par son expert, Richard McLaren.

On se souvient qu’en juillet 2016, le le premier volet de ce document avait suggéré l’existence «d’un dopage d’état » et réclamé l’exclusion de toute la délégation russe des JO de Rio de Janeiro. Patatras ! Tollé général et grand déballage médiatique, fustigeant le Kremlin, les pieds pris dans le tapis du dopage réputé organisé, rappelant le gris des années 80 et les salles d’attente de « médecins » sulfureux (voir notre article sur le Dr Grigory Vorobiev). Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), saisi de l’ « Affaire », déboute l’appelant, un Comité olympique russe outré. Les regards se tournent alors vers le CIO, au pied du mur et surtout devant ses responsabilités. L’opinion mondiale attend des mesures fortes. Or, cette attente fut déçue. Comme Napoléon à Waterloo, il attendait Grouchy, mais hélas pour le Corse, ce fut  Blücher !

De son PC décentralisé à Rio, le CIO ouvre alors le robinet d’eau tiède et invite les fédérations internationales à faire elles-mêmes le ménage dans leurs rangs. La patate chaude change de mains. L’athlétisme réagit et exclut 68 athlètes russes. D’autres FIs sont plus …conciliantes, surtout celles qui comptent des ressortissants russes et banquiers de surcroit parmi leurs vice-présidents (voir notre article). 

Et si Avery Brundage….

….avait eu raison trop tôt ?

Ce Président du CIO en 1972 excluait le skieur autrichien Karl Schranz pour professionnalisme. Respectueux du sportif amateur, ce cinquième Président du CIO maintenait la porte fermée aux salaires, à l’argent versé aux athlètes par leurs fournisseurs et à ses démons, le dopage, la corruption.

On peut rêver et s’interroger si un Rubicon n’a pas été franchi dans cette escalade. Le sport à ce niveau de compétition ne cesse de produire des scandales, où les athlètes sont les premières victimes. Les doigts et les esprits avisés pointent de plus en plus quelques quarterons de dirigeants à courte vue, plus sourcilleux du millésime servi en first, que de la qualité du matériel de certaines salles d’entraînement des plus démunis.

Sans mesures drastiques, ces sportifs-là tueront le sport.

Type d'article: 
Organisation - Events - Cities - Federations (sport)